Transcription du média LRT_02_01_00429 Transcription en relecture

Je finis par traverser le vestibule sans bruit et, laissant à ma droite le salon qui s'étendait en silence dans l'obscurité, avec le grand chambranle de pierre de la cheminée qui se découpait dans le fond de la pièce derrière la double porte vitrée du salon, je m'engageai dans un couloir étroit qui menait à la cuisine en longeant la charpente de l'escalier. Je ne voyais pas à trois mètres devant moi, et je continuais de prendre appui contre les murs pour avancer, craignant d'allumer la lumière et n'osant pas non plus me servir de mon briquet. Je pénétrai dans la cuisine et me dirigeai vers l'évier sur le rebord duquelune bouteille de liquide pour la vaisselle d'eau de javelreposait dans la pénombre à côté d'une éponge. Tout paraissait en ordre dans la cuisine, propre et parfaitement rangé, il n'y avait aucune trace de vaisselle qui séchait aux abords de l'évier, et une pile de torchons repassés reposait sur le couvercle fermé de la cuisinière. J'allais ressortir quand, dans l'ombre de la table que la porte dissimulait en partie, j'aperçus les contours d'un grand carton entrouvert. J'allumai mon briquet et m'approchai lentement de la table, découvrant à la lueur de la flamme qu'il y avait toutes sortes de provisions dans le carton, des paquets de pâtes et du riz, un morceau de gruyère dans un sachet en plastique, une boîte de thon, une bouteille d'huile, et, déplaçant légèrement une bouteille de vin, qui se trouvait au bord du carton, je ramassai le journal plié en deux qui dépassait du cartonet l'ouvris à moitié sur la table, me rendant compte que c'était Le Monde d'aujourd'hui. 

Celui qui, mis en vente hier après-midi à Paris, n'était en réalité disponible ici que demain matin.

  • Numérotation de page oubliée en haut à droite, II,429, avec toutes mes excuses ! 07/07/2020 19:10 - Djoulai68
Ont contribué (1): Djoulai68 -